Dimanche 11 janvier 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal


CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA pour le 29 janvier
Texte intégral (6 articles )

vendredi 9 janvier 2009.

Source : http://www.29janvier2009.fr

 6) Propositions et revendications des syndicats CFDT, CFTC, CFECGC, CGT, FO, FSU, Solidaires Texte intégral

DÉCLARATION COMMUNE

Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFECGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C’est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier.

Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires.

Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités. Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat. Il est de la responsabilité de l’Etat et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

§ Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

§ Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

§ Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

§ Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en oeuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement.

§ Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’Etat.

4 – Préserver et améliorer les garanties collectives Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif. C’est pourquoi il faut : abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche. respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail. Face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 – Réglementer la sphère financière internationale Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux.

L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorer. C’est ce que demande le mouvement syndical international

Le 5 janvier 2009

5) Plan de relance unitaire des syndicats

CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA rendent publique leur déclaration commune face à la crise.

« C’est une première, ce que nous faisons ensemble depuis plusieurs semaines. C’est la preuve que les organisations syndicales sont lucides et regardent ce que les salariés attendent le plus face à la crise : que les syndicats parlent ensemble sur les enjeux fondamentaux. » Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, caractérise ainsi la publication de la plate-forme commune des organisations syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA) pour le 29 janvier. Une déclaration « de propositions et de revendications » qui constitue en quelque sorte, le plan de relance syndical face à la crise et que les 8 organisations ont finalisé hier matin « sans problème, sans difficulté et dans la sérénité », ainsi que l’a annoncé Gérard Labrune, secrétaire général de la CFE-CGC.

Créer une dynamique

Certes, « un texte de compromis » comme le qualifie Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT, mais qui prend clairement à contre-pied le plan de relance gouvernemental et l’attitude des entreprises. La plate-forme porte l’exigence d’une relance par le social : les syndicats y dénoncent « une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement ». « C’est important d’être, dans la crise, des forces de propositions et de faire entendre, unis, la voix des salariés », assure Gabrielle Simon, de la CFTC.

Le texte conjugue en effet propositions immédiates et mesures de long terme. « C’est exceptionnel que les organisations syndicales adoptent un tel texte qui porte sur des questions aussi importantes et diverses, telles que les exigences de réglementation de la sphère financière internationale, de cibler les investissements dans tel ou tel secteur ou de suivre les aides publiques aux entreprises », estime Gilles Moindrot de la FSU. Pour Annick Coupé de Solidaires, cette plate-forme va nourrir les débats dans les entreprises et les localités, « créer une dynamique pour le 29 janvier qui permettra de sortir les salariés du désespoir ».

Se faire entendre

L’important, selon Maryse Dumas, « c’est d’affirmer des objectifs communs au plan revendicatif et de la mobilisation. C’est aussi le message que nous adressons aux salariés et demandeurs d’emploi : vous n’êtes pas responsables de la crise et ce n’est pas en sacrifiant vos situations qu’on pourra en sortir. L’heure n’est pas à mettre le couvercle sur les revendications, l’heure est à les faire entendre ». La portée de ce message devrait nourrir une forte mobilisation pour le 29 janvier espèrent les syndicats. Mais il dépasse cette simple date. Gérard Labrune a d’ores et déjà annoncé que les syndicats ont décidé de se retrouver « le 2 février à 18 heures au siège de l’UNSA, peut-être pour donner une suite à ce mouvement, peut-être pour l’amplifier. On ne peut pas considérer que le 29 janvier est une fin en soi ».

Pour Michèle Biaggi de FO, « le 29 janvier doit être le point de départ d’une prise de conscience de l’ensemble des salariés. On ne rangera pas cette plate-forme commune dans un tiroir » et Jean Grosset de l’UNSA affirme : « Nous nous inscrivons dans la durée, c’est un gage de confiance intersyndicale. C’est un message d’espoir pour les salariés et pour le syndicalisme qui sait se rassembler dans une grave crise. » Reste que les syndicats entendent réussir cette première étape, la mobilisation du 29 janvier qui se mesurera en nombre de grévistes et de manifestants. Mais ce qu’ils espèrent avant tout, c’est qu’elle se traduise dans les réponses des organisations patronales, du président de la République et du gouvernement qui ont en face d’eux, aujourd’hui, un front uni. « Quelque chose me dit que ce gouvernement est inquiet, assure Gérard Labrune. Les gens dans le malheur peuvent se réveiller brutalement. Le gouvernement craint l’ébullition sociale. »

Olivier Mayer Dans l’Humanité du mardi 6janvier 2009

4) Les fédérations CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC de La Poste

"appellent tous les postiers à s’inscrire massivement" dans la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier", lancée par l’ensemble des syndicats français, précise un communiqué commun. Ils appellent plus spécifiquement "l’ensemble des postières et des postiers à agir par la grève et à participer nombreux dans les manifestations le 29 janvier" pour s’opposer au "projet gouvernemental" de changement du statut de La Poste en société anonyme, et à l’ouverture de son capital.

Nicolas Sarkozy a annoncé le 18 décembre que La Poste, actuellement établissement public, deviendrait une société anonyme mais uniquement ouverte à des capitaux publics. Il a précisé le lendemain, que l’Etat procéderait à cette occasion à une augmentation de capital de 2,7 milliards d’euros, souscrite à hauteur de 1,5 milliard par la Caisse des dépôts (CDC) et 1,2 milliard par l’Etat. Un projet de loi sera présenté au Parlement avant l’été 2009, selon l’Elysée.

L’annonce du président de la République "ne fait que confirmer la volonté du gouvernement de privatiser La Poste et de la livrer progressivement aux marchés financiers", affirment les syndicats dans leur communiqué, qui entendent aussi "réaffirmer leur exigence d’un véritable service public postal moderne et rénové assurant l’avenir de La Poste et de ses personnels".

3) Education : sept syndicats appellent à la grève le 29 janvier

Sept fédérations de l’Education —FAEN, Ferc-CGT, Fnec-FP-FO, FSU, SGEN-CFDT, SUD-Education, UNSA-Education— appellent "à participer massivement à la grève et aux manifestations le 29 janvier aux côtés des autres salariés du privé et du public", dans un communiqué publié mardi.

Sont appelés à la grève, à la fois les personnels de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ainsi que de la Jeunesse et des Sports, précisent les syndicats, dans un communiqué commun.

Cette journée doit "être pour eux l’occasion de (...) porter avec force une nouvelle fois leurs revendications", à savoir leur opposition "aux suppressions de postes, leur "lutte" pour "une école assurant la réussite de tous les jeunes", ainsi que "pour leurs salaires, leurs statuts et la revalorisation de leurs métiers".

Le 15 décembre, l’ensemble des syndicats français —CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa— se sont mis d’accord pour demander au monde du travail de refuser de "payer la crise", en participant à une grande journée d’action interprofessionnelle de manifestations jeudi 29 janvier, sur les thèmes de la défense de l’emploi "privé et public" et du "maintien du pouvoir d’achat".

Avant cette date, deux autres rendez-vous sont prévus dans l’Education : le 8 janvier, les principales organisations lycéennes, l’UNL et la Fidl, appellent à des mobilisations dans les lycées se traduisant par des assemblées générales, des actions d’informations ou des rassemblements.

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a annoncé la semaine dernière qu’il allait reprendre de zéro son projet de réforme du lycée, en organisant "une sorte d’états généraux du lycée à partir des établissements" pour essayer de "faire s’exprimer tous les lycéens".

Le samedi 17 janvier, personnels de l’Education, élèves et parents d’élèves sont appelés par ailleurs à une journée de manifestations dans tous les départements, pour "protester contre les suppressions de postes inscrites au budget 2009" (13.500) et "contre les mesures éducatives du gouvernement".

Cet appel émane d’un collectif regroupant les principales fédérations de l’Education —FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT—, les lycéens de l’UNL et de la Fidl, les étudiants de l’Unef, les parents de la FCPE ou encore des mouvements pédagogiques.

mardi 23 décembre 2008 (19h15)

2) Communiqué commun des 8 organisations syndicales de la Fonction publique CGT - CFDT - FO - FSU - UNSA - CFTC - CFE CGC - Solidaires

Journée d’action interprofessionnelle du 29 janvier 2009 : pour la Fonction publique

Toutes et tous en grève et dans les manifestations

Nos organisations syndicales Fonction publique se retrouvent totalement dans la décision unitaire de faire du jeudi 29 janvier 2009, une journée d’action interprofessionnelle pour :

* défendre l’emploi privé et public ;

* lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;

* exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;

* défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale ;

* des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.

Ensemble, avec nos collègues du privé, nous revendiquons une autre politique notamment en matière d’emploi, de rémunérations et de protection sociale.

Pour la Fonction publique, nous exigeons particulièrement :

* L’arrêt de la politique aveugle de suppressions d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenus dans le budget 2009 ;

* L’ouverture urgente de négociations salariales visant en particulier à augmenter significativement la valeur du point et à réévaluer l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des agents ;

* Le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels et qui se traduisent notamment par des délocalisations et des fermetures massives de services de proximité et l’aggravation des conditions de travail ;

* Les moyens nécessaires à la pérennisation du financement des missions publiques en lieu et place de l’actuelle politique d’austérité imposée aux services de l’Etat, aux collectivités locales et aux établissements hospitaliers.

Face à la Révision Générale des Politiques Publiques, nous rappelons notre détermination pour le développement de services publics de qualité dotés de tous les moyens nécessaires pour répondre encore mieux aux besoins sociaux et de solidarité.

D’ores et déjà, nos organisations syndicales souhaitent que, partout (localement et dans les secteurs professionnels), des contacts unitaires aient lieu pour préparer la grève et les manifestations du 29 janvier.

Paris, le 18 décembre 2008

1) Communiqué intersyndical national CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes.Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.

C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations. Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables  gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :

* défendre l’emploi privé et public ;

* lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;

* exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;

* défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale ;

* des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.

Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009, une déclaration commune développant leurs propositions et revendications.

1) Communiqué intersyndical national CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

2) Communiqué commun des 8 organisations syndicales de la Fonction publique CGT - CFDT - FO - FSU - UNSA - CFTC - CFE CGC - Solidaires

3) Education : sept syndicats appellent à la grève le 29 janvier

4) Les fédérations CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC de La Poste appellent à s’inscrire massivement" dans la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier

5) Plan de relance unitaire des syndicats

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