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POLITIQUE GENERALE

Samedi 28 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

LE MONDE

27.11.09

 

Bonjour tout le monde. Je n'ai pas un intérêt particulier pour le football, mais j'aime la compétition quand elle est difficile et digne. Je n'aime pas les petites victoires et encore moins quand elles sont l'issue d'une tricherie. Alors cette main baladeuse "gagnante" et surtout célébrée dans l'instant avec allégresse est pour moi le symbole de ce que je ne supporte pas dans la société où j'évolue, où mes enfants grandissent et où, à longueur de temps, on nous donne des leçons pour nous dire ce que l'on doit faire.

 

J'comprends pas. Il est très difficile, au nom de la morale, de faire installer des distributeurs de préservatifs dans les établissements scolaires... Il me semble pourtant que le VIH est dangereux pour la santé.

 

J'comprends pas. Le ministre de l'éducation nationale refuse le projet de Ségolène Royal qui consiste à fournir des chèques contraception aux jeunes filles mineures pour qu'elles puissent consulter gratuitement et se faire prescrire ainsi des pilules pour ne pas tomber enceinte en cas d'aventure amoureuse "incontrôlée"... Pourquoi un tel refus ? Pour la morale ?

 

J'comprends pas. Mais, dans ces mêmes écoles, il faudrait chanter La Marseillaise, ce qui est une vraie urgence quand on sait qu'il y a peut-être près de 50 000 porteurs du VIH qui ignorent leur état... Mais qui le sauront... plus tard !

 

Il faudrait installer un couvre-feu (quel joli mot... !) pour les enfants de 13 ans et laisser les parents se débrouiller avec eux, sans assistance pour les aider dans leurs difficultés de vie qui les poussent à baisser les bras.

 

Depuis un "certain temps", les pages politiques des quotidiens sont un peu confondues avec les chroniques judiciaires (un ancien président de la République mis en examen, un ancien ministre de l'intérieur condamné et un ancien premier ministre qui clame son innocence devant un procureur qui l'accable...). Les garants des institutions à la barre du tribunal !

 

J'comprends pas. Depuis que je suis petit (je suis encore petit...), on me dit que la France est une terre d'asile, j'étais fier... Aujourd'hui, on renvoie des Afghans dans leur pays en guerre, où ils risquent de se faire tuer à leur arrivée, comme cela s'est produit pour l'un d'entre eux qui s'était refugié en Australie.

 

Les prisons françaises sont surchargées et dans un état, pour certaines d'entre elles, qui rappelle le Moyen Age... Et que dire aussi de la situation épouvantable de certains hôpitaux et de la manière dont on traite les infirmières... Où est le respect de la personne humaine ?

 

On lutte contre le surendettement qui ruine des familles, et les jeux de casino vont bientôt arriver sur nos ordinateurs... Ils étaient interdits... Pas "moral"... Quand ils seront accessibles, un faux espoir brillera dans l'oeil de ceux qui sont à la peine avec les résultats dramatiques que l'on peut imaginer... Un nouvel impôt sur les pauvres ?

 

J'comprends pas. Des milliards d'euros sont en stand-by dans les coffres de quelques banques (peut-être même de celles qui ont reçu des aides de l'Etat pour ne pas sombrer) pour les traders, pour leurs primes. Il m'avait semblé lire ici et là que tout ça était du passé... Car ce n'était pas moral.

 

Et... Et... Et... Et... Et...

 

Voilà pourquoi je me demande quelle est cette société dans laquelle je vis et où grandissent mes enfants. Dans quel pays je vis ? Un président de fédération sportive, M. Escalettes, qui devant des millions de téléspectateurs enlace le sélectionneur (qui lui-même exulte !) de l'équipe qui s'est qualifiée après un match "nul", gagné en profitant "d'une bonne main", excluant, en trichant, l'Irlande qui avait la possibilité de concourir dans la compétition mondiale de belle manière... En outre, ni ce président ni ce sélectionneur n'ont eu un mot pour soutenir Thierry Henry, qui n'est certainement pas un tricheur dans l'âme, et qui se retrouve seul à endosser la responsabilité de cette stupide faute... Quel est ce pays qui accepte de se présenter aux yeux du monde comme un arnaqueur ? Notre image n'avait certainement pas besoin de ça...

 

J'comprends pas. Quel est le plaisir de gagner sans vaincre ? Je suis pilote de course, et monter sur le podium en mettant dehors celui qui est devant, dans le dernier virage, ne m'a jamais effleuré.

 

Que vont faire les milliers de bénévoles qui partout en France, avec leur si bonne volonté, essayent d'aider des mômes en difficulté en les immergeant dans le football, avec des codes de conduite, de bienséance et d'équité... pour en réinsérer certains et leur montrer que tout n'est pas moche, en fait. Quelle va être la référence maintenant ? Les images de cette "victoire" ? Difficile d'expliquer à des jeunes qu'il faut se conduire bien avec cet exemple navrant.

 

J'comprends pas. Evidemment que les 800 000 euros de "prime à la qualif'" que la fédération doit donner à Raymond Domenech doivent être versés à ce milieu associatif qui, par le football, montre un nouveau chemin à ceux qui sont dans une impasse. Parce que ces euros-là sont dus à "M. Raymond" pour une victoire volée... donc ils le sont aussi ! Ces bénévoles doivent être malades de cette image dramatique qui ruine leur travail installé au fil des ans. Moi aussi.

 

J'entends ici ou là : "c'est étrange que certains (ma pomme) se mettent à s'occuper du sort de la société"... Je suis étonné, moi, que "certaines" voix qui crient à l'inégalité sociale ne soient pas plus actives. Qu'elles ne tiennent pas plus de tribunes, qu'elles ne fassent pas plus de bénévolat, qu'elles ne s'inscrivent pas plus dans l'acte plutôt que dans le propos.

 

Ah... C'est sûr... De quoi il se mêle, l'animateur de jeux, payé (bien) pour faire des conneries ?... Qui est-il pour se mêler de ça ?... Bien sûr que c'est pour se faire de la pub... bla-bla, bla-bla. Ceux qui disent cela ne savent pas... C'est plus facile et moins risqué de fermer sa bouche que de parler dans cette société "moderne"-là. Je ne m'exprime pas que pour déranger... Mais certains lièvres doivent être levés. On peut se laisser dormir... Je préfère rester éveillé. Tel le tamanoir... Bonsoir.

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Mercredi 25 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Courrier international

20.11.2009

Sultan Al-Qahtani | Elaph

 

Le président a eu beau se déplacer en personne pour arracher un accord, rien n'y a fait. L'Arabie Saoudite refuse d'acheter des réacteurs nucléaires français. Pour le webzine arabe Elaph, Paris commence à payer le prix d'une politique hasardeuse qui a refroidi ses traditionnels alliés au Moyen-Orient.

 

Le président français est reparti d’Arabie Saoudite, après sa visite [des 17 et 18 novembre], avec des sentiments oscillant entre l’inquiétude et l’amertume. Car la seule chose qu’il a réussi à arracher à ses hôtes, ce sont des formules de politesse. Il a bien essayé de profiter de son voyage pour encourager ceux-ci à signer d’importants contrats, mais ils se sont contentés de promettre d’“étudier” ses propositions.

 

Les revers de fortune aussi bien personnels que professionnels continuent de poursuivre Nicolas Sarkozy. Son étoile ne brille plus comme au moment de son arrivée au palais de l’Elysée en mai 2007, quand les Européens comptaient sur lui pour sortir la France de l’immobilisme des années Chirac. Désormais, son activisme n’impressionne plus ni en France ni à l’étranger.

 

L’insistance de Nicolas Sarkozy pour se faire accompagner par des chefs d’entreprise lors de ses voyages irrite beaucoup de monde en France. Certains y voient un abus de pouvoir. Aucun de ses prédécesseurs n’avait joué aussi ouvertement à l’agent commercial pour des sociétés dirigées par des amis. Or ceux-ci comptent beaucoup sur le marché saoudien, riche en argent et en opportunités. A l’occasion de ce voyage, Paris espérait notamment conclure un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil, portant sur un montant de plus de 40 milliards de dollars, mais Riyad semble faire doucement marche arrière sur le sujet. Et il faut savoir qu’une proposition semblable avait déjà été rejetée par Abou Dhabi.

 

Loin de parler des sommes faramineuses en jeu, les journalistes qui ont pu capter des confidences ont compris que les Saoudiens étaient loin d’être enchantés par la politique moyen-orientale de la France. Ils lui reprochent de vouloir tout et son contraire. Elle voudrait obtenir d’énormes marchés en Arabie Saoudite, alors qu’elle a par ailleurs œuvré à la réduction de l’influence de celle-ci au Proche-Orient, en poussant le régime syrien à se monter du col face aux pays arabes modérés [Arabie, Egypte, Jordanie] et en réconfortant d’autres pays dont on connaît la propension à contrecarrer Riyad, ouvertement ou par des voies détournées [allusion au Qatar].

 

Les Arabes regrettent le temps où la France était leur plus fidèle allié occidental, comme ce fut le cas pendant quarante années sous les prédécesseurs de M. Sarkozy. Les rapports avec les pays du Golfe restent froids, malgré les efforts français de les réchauffer à partir du Qatar. Un léger froid s’est installé avec Abou Dhabi depuis que Paris n’a pas donné suite au souhait de Mohamed bin Zayed Al-Nahyan [le prince héritier des Emirats arabes unis] de faire une halte à Paris sur sa route vers Washington. Côté français, il a dû se contenter d’une entrevue avec l’ambassadeur de France alors les Américains lui ont réservé un accueil de quasi-visite d’Etat, avec des rencontres au plus haut niveau, y compris avec Barack Obama. La même attitude a dicté la conduite du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui, lors d’une réception organisée par l’ambassade de France à Riyad, a décrit la situation saoudienne en termes fort peu diplomatiques, ce qui lui a valu une réponse cinglante d’un des responsables saoudiens présents.

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Lundi 23 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Source / auteur : SOS Homophobie

20 novembre 2009

 

En célébrant la chute du mur de Berlin, l’UMP prétendait la semaine dernière avoir fait chuter "le mur de l’immobilisme" en France. Pourtant, force est de constater que sur la question de l’homoparentalité et de l’adoption par des couples homosexuels, l’UMP reste emmurée dans ses conservatismes. 10 ans après son combat d’arrière-garde contre le PaCS, combat marqué par des saillies homophobes outrancières et injurieuses, l’UMP s’apprête à rejouer le même scénario en se montrant sourde à l’évolution de l’opinion des Français-es.

 

Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, déclare ce matin dans La Croix : "Ma famille politique est opposée à l’adoption par les couples homosexuels. La loi ne le permet pas et je ne vois pas pourquoi il faudrait la changer". L’hypocrisie qui consiste à autoriser l’adoption par un-e célibataire homosexuel-le mais à la refuser aux couples semble très bien convenir à M. Bertrand, puisqu’il ne remet pas en cause l’adoption par les célibataires. Pour M. Bertrand, "ce qui prime avant tout, ce sont les droits de l’enfant. En l’occurrence, le droit à bénéficier de repères stables". Pense-t-il sérieusement que tous les pays européens qui ont ouvert l’adoption aux couples homosexuels ont sciemment décidé de priver des enfants d’un développement harmonieux ?

 

Les Français-es ont pourtant bien compris que rien ne peut justifier l’inégalité des droits entre homosexuel-le-s et hétérosexuel-le-s. Ils et elles savent bien qu’aux Pays-bas, au Royaume-Uni, en Suède, en Espagne, en Belgique, au Danemark et en Norvège, le droit à l’adoption pour les couples homosexuels n’a en aucune manière fragilisé la société, ni mis en danger les enfants. Un sondage BVA publié le 13 novembre par Canal + montre que 57% des Français-es sont favorables à l’adoption par les couples homosexuels (ils n’étaient que 48% en 2006), et 64% des personnes interrogées sont pour le mariage homosexuel.

 

Les Français-es sont prêt-e-s, ils soutiennent ces revendications, alors qu’attend le gouvernement pour lancer une réforme populaire ? Avoir toujours 10 ans de retard sur nos voisins européens, est-ce là un élément de l’identité nationale dont le gouvernement est si fier ?

 

Sur ces questions, on cherche en vain le pragmatisme si souvent revendiqué par l’UMP et le gouvernement. SOS homophobie les appelle à la rupture avec l’idéologie de 1999. Comment l’UMP et le gouvermement peuvent-ils justifier le refus de l’adoption par les couples homosexuels, si ce n’est par leur conviction profonde que les homosexuel-le-s sont des êtres inférieurs aux hétérosexuel-les, et qu’ils-elles représentent un danger pour les enfants ?

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Mardi 10 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Marianne2

Jeudi 5 Novembre 2009

 

Guy Georges, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quiles

 

 

Le Conseil Constitutionnel a validé la loi Carle, obligeant ainsi les communes à subventionner les élèves inscrits en école privée. Pour Guy Georges, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quiles, les membres du Conseil qui ont validé cette réforme, Jean-louis Debré en tête, mettent en danger l'édifice républicain.

 

Comment on enterre la République Le 22 octobre 2009, le Conseil Constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution la « loi Carle », qui contraint les maires à financer des écoles privées de communes voisines, lorsque des enfants de leur commune fréquentent ces écoles. Cette loi entend garantir « la parité de financement » entre écoles publiques et privées.

 

Dernier maillon d’une série commencée avec la loi Barangé de 1951, elle réalise la division « équitable » de la jeunesse, ce que les lois républicaines de 1882 et 1886 avaient écarté, en créant l’école laïque, gratuite, ouverte à tous sans distinction d’aucune sorte. A côté de celle-ci, fonctionnent donc des écoles gratuites ayant leur «caractère propre », c’est-à-dire leur particularité (religieuse pour la plupart, mais les partis de droite en promettent d’autres) et financées par l’impôt de tous les citoyens.

 

En tête des considérants de la décision du Conseil Constitutionnel, figure la référence à la « liberté de l’enseignement ». Jean Louis Debré, intervenant de façon inhabituelle, eu égard au devoir de réserve lié à sa fonction, s’est exprimé devant le Congrès de l’Union Nationale de l’Enseignement Technique Privé , en reprenant deux contrevérités, ressassées depuis un siècle:

- « Toute disposition législative qui aurait pour effet de créer un monopole de l’enseignement public porterait atteinte au principe de liberté de l’enseignement »

« Je suis fils de l’enseignement public; j’ai compris à travers l’enseignement de mes maîtres, qu’il y avait une liberté à défendre, la liberté de l’enseignement ».

 

Il faut en finir avec ce tour de passe-passe, qui consiste à invoquer la «liberté de l’enseignement », pour masquer des appétits idéologiques, sociologiques ou économiques. Qu’est-ce que la liberté de l’enseignement, sinon un enseignement indépendant, affranchi de contraintes doctrinales ou politiques? Quand le décret du 29 frimaire an II déclare, dans son article 1er, que « l’enseignement est libre », cela signifie qu’il s’affranchit des tutelles antérieures, qu’elles soient religieuse et monarchique. Quand la Constitution de 1848 reprend, dans son préambule, la même phrase -« l’enseignement est libre »-, elle le libère des mêmes tutelles, revenues avec l’Empire et les monarchies dans la première moitié du siècle.

 

La vraie liberté de l’enseignement, que Jean Rostand caractérisait par la belle formule « Former les esprits sans les conformer », c’est celle de l’école laïque, antinomique de l’enseignement dépendant du «caractère propre » d’un établissement.

Les adversaires de cette liberté fondamentale lui en ont substitué une autre, celle de créer leurs propres établissements privés d’enseignement. Contrairement à ce qu’affirme Jean Louis Debré, la République n’a jamais interdit ni empêché une religion ou un mouvement particulier d’ouvrir de tels établissements (sauf évidemment pour des raisons d’ordre public). La seule disposition législative qui aurait «pour effet de créer un monopole» interdirait explicitement cette liberté. Il n’y a ni monopole ni tentation de qui que ce soit de vouloir instaurer un monopole de l’enseignement public. La question a été tranchée en 1905.

 

Les républicains convaincus, comme les défenseurs de la laïcité de l’Etat, contestent que ces établissements privés assurent leur gestion avec l’argent public. En janvier 1910 déjà, la Chambre des Députés avait rejeté le projet de la droite réclamant la « répartition proportionnelle scolaire », au nom de l’unité de la Nation. Il est vrai que le régime de Vichy a ensuite ouvert la brèche, qu’ont élargie peu à peu les partis de droite. La loi Carle en est aujourd’hui l’aboutissement et on parle de…. « parité » !

 

Le Conseil Constitutionnel affirme que la « liberté de l’enseignement constitue l’un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République». Quelles lois ? Il est rare que ces textes ne soient pas précisément désignés. La référence au préambule de la Constitution de 1946, repris par celle de 1958, n’est pas pertinente. En effet, l’Assemblée constituante de 1946 a refusé à deux reprises l’inscription de la liberté de l’enseignement dans ce préambule, en particulier à cause de l’ambiguïté de l’expression et en considérant que cette liberté résidait dans la laïcité, inscrite, elle, dans le préambule. L’Eglise catholique a alors déclenché les hostilités, en appelant à voter « non » au référendum constitutionnel. Les partis de droite ont mené campagne sans relâche pour cette inscription dans la Constitution. Ils ont échoué fin août 1946.

 

Et tout à coup, comme par magie, on attribue à cette notion une «valeur constitutionnelle » et on l’associe, comme si elle en était le corollaire, à son contraire, l’article 1er de la Constitution, qui affirme : «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race, ou de religion »

Le fondement de la laïcité et de la démocratie est l’égalité des droits dans la richesse des différences et non l’égalité des différences dans la diversité des droits. Alors que l’école laïque répond au premier terme, l’égalité des citoyens, il est regrettable que les établissements privés aient obtenu l’égalité des différences, voie ouverte au communautarisme !

Michel Debré, le père, avait senti le danger quand, le 31 décembre 1959, il déclarait, en présentant le projet de loi qui porte son nom: « Il n’est pas concevable pour l’avenir de la Nation qu’à côté de l’édifice public de l ’Education Nationale, l’Etat participe à l’élaboration d’un autre édifice qui lui serait en quelque sorte concurrent et qui marquerait, pour faire face à une responsabilité fondamentale, la division absolue de l’enseignement en France »

 

Malheureusement, c’est chose faite maintenant, grâce à la loi Carle, avec l’appui public de Jean Louis Debré. Pour dénoncer ce recul de plus d’un siècle, le club « Gauche Avenir » a organisé le 10 octobre un colloque, afin que « renaisse la République indivisible, laïque démocratique et sociale ». A cette occasion, nous avons appelé au réveil des consciences, au réengagement de toutes les forces laïques, pour redonner corps et vigueur à l’idéal laïque. Et, puisque le gouvernement veut engager un débat sur l’identité nationale, ne considérons pas les remises en cause comme acquises et inéluctables; redonnons sens et perspective à la République laïque, pilier de l’identité de la France.

 

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Mardi 10 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

JDD

Question Samedi 7 Novembre 2009 :

Qui serait, selon vous le meilleur candidat PS pour 2012 ?

Réponses

Ségolène ROYAL 62% (1691 votants)

DSK 18% (494 votants)

un(e) AUTRE 6% (171 votants)

François HOLLANDE 6% (150 votants)

Manuel VALLS 4% (116 votants)

Martine AUBRY 2% (67 votants)

Bertrand DELANOË 1% (36 votants)

 

Total: 2725 votants

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