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Mercredi 25 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Localtis Infos

20 novembre 2009

 

Après plusieurs années d'abondance, le budget 2010 de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie annonce un redoutable effet de ciseaux. Résultat : une dégradation du taux de couverture des versements effectués par les départements. L'an prochain, les conseils généraux devraient assurer sur leurs ressources 71% du coût de l'APA et 55% du coût de la PCH.

 

Réuni le 17 novembre, le conseil d'administration de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) a adopté son budget pour 2010. Le vote a été acquis, non sans débats, par 49 voix contre 27 et une abstention. Ce budget, présenté par le nouveau président de la CNSA , marque un tournant important. Dès le printemps dernier, Localtis annonçait en effet la fin de l'abondance pour la CNSA. Le budget prévisionnel 2009 - adopté en octobre 2008 - prévoyait encore une hausse de 7,56%, à 18,33 milliards d'euros. Mais, face au moindre rendement de la CSG et de la contribution solidarité autonomie (CSA) - victimes de la crise économique -, la CNSA a dû revoir à deux reprises ses prévisions à la baisse. Les recettes "fiscales" 2009 devraient en définitive reculer de l'ordre de 4%. La situation ne s'annonce guère meilleure en 2010, puisque la Caisse table sur des recettes "stables" (+0,5%). Les dépenses étant en croissance de 1,29% par rapport à 2009, la CNSA devrait enregistrer un déficit de 235,6 millions d'euros, qui sera couvert par les réserves accumulées sur les premiers exercices.

 

Vers la fin des excédents ?

 

Si la situation n'est pas encore dramatique, elle n'en est pas moins préoccupante. Pendant quatre ans, la CNSA a bénéficié de recettes sensiblement supérieures à ses dépenses sous l'effet de divers facteurs : progression mécanique des recettes affectées, montée en charge très lente de certaines allocations comme la prestation de compensation du handicap (PCH), décalages de programmation dans les investissements des établissements médicosociaux...

 

Ces différents éléments sont à l'origine d'excédents de gestion récurrents sur les premières années de fonctionnement. Pour la seule année 2008, la sous-consommation de crédits était ainsi de l'ordre de 560 millions d'euros. Malgré l'affectation d'une partie de ces crédits non utilisés à de nouvelles dépenses (par exemple, l'augmentation de l'enveloppe d'aide aux maisons départementales des personnes handicapées) et la récupération d'une autre partie par les pouvoirs publics au bénéfice de l'assurance maladie - au grand dam de certains membres du conseil d'administration (voir ci-dessous) -, ces excédents sont demeurés conséquents jusqu'à l'an dernier.

 

Cette situation a fini par irriter les pouvoirs publics, qui ont confié, en avril dernier, à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et à l'Inspection générale des finances (IGF) une mission d'enquête sur le sujet, dont on attend d'ailleurs toujours les conclusions (voir notre article-ci contre du 15 avril 2009).

 

Un effet de ciseaux qui va coûter cher aux départements

 

Celles-ci risquent toutefois de tomber quelque peu à contretemps. Après les années d'abondance qui ont suivi sa création par la loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées, la CNSA se trouve en effet confrontée à un redoutable effet de ciseaux.

 

Alors que ses recettes se contractent fortement, la croissance des dépenses qu'elle est supposée couvrir tend à augmenter et les dossiers d'investissements finissent par s'accélérer. Les dépenses consacrées à l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) devraient ainsi croître de 5% cette année (à 5,1 milliards d'euros) et de 5,5% en 2010 (5,4 milliards).

 

Après des débuts plus que laborieux, les dépenses de PCH sont, pour leur part, en pleine explosion : +47% cette année (825 millions d'euros) et +38% l'an prochain (1,1 milliard). Conséquence : la CNSA ne peut plus suivre et le taux de couverture des versements effectués par les départements se dégrade. L'an prochain, les conseils généraux devraient ainsi assurer sur leurs ressources 71,5% du coût de l'APA, soit un taux encore jamais enregistré depuis la mise en place de cette prestation, le 1er janvier 2002. Pour la PCH, ce taux sera de 55,5%, mais il devrait augmenter rapidement.

 

A défaut d'une solution immédiate, le conseil d'administration de la Caisse a néanmoins acté la mise en place de trois groupes de travail, qui se pencheront respectivement sur les concours versés aux départements (évolution et péréquation), sur la gestion des crédits de la CNSA au niveau local et sur les convergences des réponses à apporter aux personnes âgées et aux personnes handicapées (dans la perspective, toujours très floue, du cinquième risque).

 

18,5 milliards d'euros de dépenses

 

Au final, le budget 2010 de la CNSA devrait s'élever à 18,57 milliards d'euros.

 

La section I (financement des établissements et services médicosociaux) bénéficiera de 16,18 milliards d'euros (8,24 pour les personnes âgées et 7,94 pour les personnes handicapées), avec un objectif global de dépenses en hausse de 3,2% (+500 millions d'euros).

 

La section II (contribution au financement de l'APA) atteindra 1,56 milliard d'euros, tandis que le budget de la section III (PCH, MDPH et majoration de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé) s'élèvera à 604 millions d'euros.

 

Les deux autres sections affichent traditionnellement des montants plus modestes : 88 millions d'euros pour la section IV (actions innovantes et renforcement de la professionnalisation des métiers de service) et 171 millions pour la section V (autres dépenses en faveur des personnes en perte d'autonomie), dont 151 millions pour un plan d'aide à l'investissement.

 

A noter : lors du conseil d'administration, les représentants de l'Etat ont annoncé l'organisation d'une réunion de concertation sur la question du financement de l'aide à domicile, dès la première quinzaine de décembre 2009. Il s'agit, pour les ministres concernés, de répondre au cri d'alarme des associations (voir notre article du 23 octobre 2009).

Jean-Noël Escudié / PCA

 



Un conseil très animé

 

Pléthorique avec ses 80 membres, le conseil d'administration de la CNSA tend à ressembler à un mini-parlement où sont représentées les tendances les plus diverses.

 

Déjà animées dans les années fastes, les séances le sont plus encore depuis que la situation financière de la Caisse se dégrade. Comme l'indique, de façon diplomatique, le communiqué de la CNSA, le budget 2010 a été adopté "malgré l'insatisfaction de certaines institutions et associations".

 

Un peu plus d'un tiers des présents ont finalement voté contre le budget présenté. Il s'agit principalement des membres du "groupe 31" (GR31), qui regroupe les représentants des associations et ceux des syndicats.

 

Dans un communiqué, celui-ci "est aujourd'hui amené à affirmer son très net désaccord sur la politique - imposée par l'Etat - d'aide à l'autonomie des personnes handicapées ou âgées, tant à domicile qu'en établissements et services". Il s'inquiète notamment de "la capacité à retrouver dès 2011 des moyens financiers de nature pérenne pour que le secteur ne soit pas en grande difficulté".

 

L'Association des départements de France (ADF), qui siège également au conseil d'administration, n'a pas non plus caché ses inquiétudes. Elle a surtout insisté sur la situation des finances locales et sur le risque, pour certains départements, de ne plus pouvoir faire face, à terme, à leurs obligations.

 

Enfin, l'Association des directeurs d'établissements pour personnes âgées (AD-PA) a repris son discours traditionnel, partagé aussi par certains syndicats de salariés, sur le "détournement" des fonds issus de la Journée de solidarité et de la CSA. Le gel de 150 millions d'euros non consommés en 2009 a également donné lieu à polémique, les opposants exprimant la crainte que ce gel se transforme en perte définitive de recettes pour la CNSA.

 

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Lundi 23 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Libération.fr

Par VÉRONIQUE SOULÉ

 

«Nous ouvrons chaque année des postes supplémentaires d’infirmières et de médecins scolaires. Nous avons du mal à recruter.»

 

INTOX

Luc Chatel n’a pas apprécié l’idée des «chèques contraception» que Ségolène Royal voulait faire distribuer dans les lycées de Poitou-Charentes. Il est hors de question que l’Education nationale «se substitue au Planning familial, seul habilité à prescrire des contraceptifs à un mineur», a-t-il indiqué à l’Agence France Presse.

 

Puis il a rappelé que les médecins et les infirmières scolaires donnaient déjà des conseils en matière de sexualité aux lycéens. Et que l’Etat, soucieux de la santé des élèves, ne supprimait pas de postes, comme pour les enseignants. Bien au contraire. «Nous ouvrons chaque année des postes supplémentaires d’infirmières et de médecins scolaires. Nous avons du mal à recruter», a-t-il assuré. Avant d’ajouter : «J’ai demandé à nos services de travailler à un plan de recrutement de personnels de santé.»

 

DESINTOX

Le ministre pêche par confusion. Il est vrai que l’Etat recrute 300 infirmières scolaires par an depuis 2006, dans le cadre d’un engagement sur cinq ans. Mais il est faux de dire que l’on «ouvre» des postes de médecins. Depuis 2003, cela n’est arrivé qu’une fois : en septembre 2007, 40 postes ont été royalement créés à la suite d’un mouvement de protestation de la profession. Aujourd’hui, les médecins de l’Education nationale sont environ 1 200 pour 12 millions d’élèves, soit un pour 10 000. Les vacataires, en plus, ont été supprimés avec les restrictions budgétaires.

 

Or les charges ne cessent de s’alourdir : lors des visites médicales à l’entrée du CP et de la sixième, il faut désormais détecter les troubles de l’apprentissage. «On court d’urgence en urgence, on s’occupe des handicapés lourds, des malades chroniques, de problèmes psychiatriques, des victimes de maltraitance», explique Fabienne Rancinan, du syndicat majoritaire rattaché à l’Unsa (le SNMSU). Et sur ces 1 200 postes, une centaine ne sont pas pourvus actuellement. Luc Chatel n’a pas tort lorsqu’il dit : «Nous avons du mal à recruter.» Mais le constat est un peu court.

 

«Nous sommes les médecins salariés les plus mal payés, souligne Lise-Marie Testau, du Smeden affilié à FO, la profession est si peu attractive que des médecins partent à quelques années de la retraite et que nous n’arrivons pas à les remplacer.» Les médecins scolaires débutent à 1 746 euros brut par mois. Aujourd’hui, ils sont un maillon essentiel dans le dispositif contre la grippe H1N1. A partir du 25 novembre, ils vont vacciner les élèves dans les écoles.

 

Beaucoup ont déjà été réquisitionnés dans les centres de vaccination dans les départements manquant de volontaires. «Pourquoi nous en priorité ? Comme si notre mission n’avait pas d’importance et que nous pouvions laisser les élèves», souligne Fabienne Rancinan. L’intersyndicale, qui réclame une revalorisation depuis des années, a rendez-vous la semaine prochaine au ministère - «il faut tout réexpliquer à chaque nouveau cabinet»… Mais cette fois, elle attend des actes.

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Lundi 23 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

 

Act’Up

19 novembre 2009

Taxe sur les transactions de change : en choisissant les banques contre les malades, Dominique Strauss-Kahn se disqualifie pour les primaires à gauche en vue des présidentielles en 2012.


Dans un communiqué du Fonds Monétaire International (FMI), suite à la réunion des ministres des finances des pays du G20 qui s’est tenue en Écosse la semaine dernière, Dominique Strauss-Kahn s’est prononcé contre la taxe sur les transactions de change ; une taxe pourtant indolore qui pourrait dégager quelque 60 milliards de dollars par an, qui seraient reversés à la lutte contre les grandes pandémies et au développement dans les pays les plus pauvres :


« On ne peut pas continuer dans ce système où quelques individus prennent des risques, et où c’est nous tous qui payons des taxes, comme vous et moi, qui en faisons les frais. (…) ». Le directeur exécutif du FMI, Dominique Strauss-Kahn a clarifié qu’une taxe sur les transactions de change n’était donc pas à l’ordre du jour " [1]


Pourtant, un groupe de travail sur les financements innovants, mandaté par Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, a montré qu’une telle taxe était réalisable, applicable et indolore (à hauteur de 0,005%). Cette taxe, qui a depuis été soutenue par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, par Nicolas Sarkozy et par Gordon Brown il y a trois semaines, devait être mise en place avec l’aide du FMI.


Or, en balayant cette proposition d’un revers de main pour protéger les banquiers, DSK trahit les malades des pays du Sud qui pourraient bénéficier des fonds dégagés par un tel financement innovant, et se disqualifie par la même occasion pour représenter un parti de gauche aux présidentielles en 2012.


Act Up-Paris exige :

de Dominique Strauss-Kahn, qu’il revienne sur sa décision et soutienne la taxe sur les transactions de change ;

du parti socialiste, que DSK en soit exclu immédiatement.

 

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Lundi 9 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Source : Choix réalité.org

 

 

Circulaire complète 

 

Circulaire du ministère de l’Intérieur faisant obligation aux gendarmes de se faire vacciner contre le virus H1N1, pour le personnel militaire de la gendarmerie.

 

La communication du Premier Ministre François Fillon et celle de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot n’allait-elle pas dans le sens d’un choix, quant à ce vaccin ?

 

Se pose alors les questions suivantes :

Les gendarmes ne seraient-ils pas des citoyens comme les autres ?

Ne serviraient-ils pas de cobayes ?

N’est-ce pas pour écouler des stocks qui paraissent aujourd’hui surévalués ?

Qui est gagnant dans cette affaire ?
MV

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Lundi 9 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Source / auteur : France Nature Environnement

6 novembre 2009

 

 

Dans un entretien au Monde daté de vendredi, François Fillon déclare qu’il n’y a "pas de problème Areva". Pour France Nature Environnement, non seulement il y a un problème Areva mais il y a aussi un problème politique.

 

Le problème nucléaire est réel

Le Premier ministre déclare au journal Le Monde que les dirigeants (d’AREVA) conservent la « confiance de l’Etat ». Il prend ainsi la défense de l’opérateur mis en cause par une déclaration conjointe de trois autorités de contrôle.

 

Pour Marc Sénant, chargé de mission du pôle IPS de FNE : « Le problème pour l’Etat n’est pas de faire confiance ou non à AREVA ni d’arbitrer une guéguerre entre les autorités de contrôle et les opérateurs ! Le problème est que l’Etat puisse effectivement contrôler le nucléaire ! »

 

Le politique réduit au rôle de spectateur

M. Fillon précise qu’il n’y a « pas de problème AREVA » d’un côté mais il reconnaît de l’autre que « les problèmes posés par l’Autorité de sûreté vont être résolus ». Problème ou pas problème ? FNE y perd son latin… François Fillon poursuit : « Nous avons un dialogue permanent entre autorités de sûreté nucléaire et exploitants d’installations ».

 

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « non seulement il y a des problèmes avec AREVA en particulier et le nucléaire en général mais il y a aussi un problème politique : que le Premier ministre en soit réduit à commenter l’actualité atomique est inquiétant. Depuis 2006, l’Etat a perdu le contrôle du nucléaire, voilà ce que démontre l’analyse du Premier ministre ».

 

Le greenwashing d’autorités de contrôle non contrôlées

L’ASN a certainement beaucoup amélioré sa communication. Pourtant, FNE se demande pourquoi ce n’est qu’aujourd’hui que l’ASN interpelle l’opinion. FNE rappelle que dès la conception de l’EPR, les associations ont interpellé l’Etat et les opérateurs sur le défaut de sécurité de ce réacteur.

 

Aujourd’hui, l’ASN vient ruiner le premier argument de vente de l’EPR…mais pourquoi aujourd’hui ? FNE ne se satisfait pas de dépendre du bon vouloir d’autorités de contrôle non contrôlées pour avoir des informations.

 

L’Etat doit réagir maintenant !

Au lieu de donner un blanc seing à AREVA [1], FNE demande au contraire que :

 

un audit de sécurité soit mené par un organisme international indépendant dans les meilleurs délais et que l’on sache effectivement ce qui se passe au niveau de la sécurité de ces futurs réacteurs ;

la suspension des travaux soit mise en œuvre en attendant les conclusions de cette contre-expertise ;

les documents qui amènent aux conclusions des agences soient rendus publics ;

la loi de 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire soit abrogée, et la réforme de l’ASN ait lieu.

 

Notes

[1] Qui fait par ailleurs l’objet de vives critiques que ce soit sur le scandale des anciennes mines du limousin, l’expédition des déchets nucléaires en Sibérie, ou bien encore sur les rejets de ses exploitations (Tricastin

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