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JUSTICE / POLICE

Vendredi 27 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
RMC 

Le 25/11/2009

 

(Reuters) - José Bové a été condamné à un an de prison avec sursis pour une action anti-OGM conduite en novembre 2006 en Gironde, rapportent ses avocats. La condamnation par la cour d'appel de Bordeaux du député européen, absent lors du délibéré, a été assortie d'une mise à l'épreuve de 18 mois. Aucune peine de privation de droits n'a été prononcée, a précisé Me Pierre Hurmic.Le ministère public avait demandé lors de l'audience en septembre une peine de huit mois de prison ferme ainsi qu'une privation des droits civiques et de famille de quatre années.

 

La cour a en outre confirmé les condamnations à trois mois de prison avec sursis prononcées en première instance à l'encontre de onze autres "faucheurs volontaires". L'avocat général avait requis six mois de prison avec sursis contre deux d'entre eux et la relaxe pour neuf autres. En première instance, José Bové avait été condamné à 200 jours-amende de 60 euros chacun par le tribunal correctionnel de Bordeaux.

 

Le dossier porte sur une action anti-OGM dans une exploitation agricole à Lugos. Les "faucheurs" conduits par l'ancien dirigeant de la Confédération paysanne avaient versé une substance dans un silo, rendant impropre à la consommation 2.320 tonnes de maïs transgénique. Cette action avait valu à José Bové de passer une trentaine d'heures en garde à vue.

 

Le propriétaire des lieux, Marc Giblet, avait tiré à deux reprises avec un fusil de chasse pour éloigner les manifestants. Il avait été condamné à 160 jours-amende à 60 euros en première instance. Il a été relaxé pour les coups de feu au titre de la légitime défense mais condamné à deux mois de prison avec sursis pour destruction des véhicules qui se trouvaient devant son exploitation. L'avocat général avait requis dix mois de prison avec sursis à son encontre.

 

Claude Canellas, édité par Gilles Trequesser

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Mercredi 25 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal

 

Source SNOP

Communiqué

 

Le Syndicat National des Officiers de Police (SNOP - majoritaire) s'étonne de la position très critique adoptée par le Chef du gouvernement le 21 novembre 2009 sur le droit et les pratiques de la garde à vue, qualifiée d'acte grave notamment "pour ceux qui les décident".

 

Ce renvoi de la responsabilité sur les officiers de police judiciaire, seuls habilités dans les forces de sécurité à décider des gardes à vue, est en total décalage avec la réalité des obligations légales, judiciaires et hiérarchiques qui leur sont imposées.

 

En particulier, les OPJ ne peuvent être tenus pour responsables des conditions matérielles parfois déplorables du déroulement des gardes à vue, qu'ils n'ont aucun moyen d'adapter à chaque situation.

 

Privés de leur capacité d'appréciation même pour les cas où la garde est vue n'est pas indispensable ni utile à leurs enquêtes, les OPJ se sont vus de plus en plus contraints et incités à la systématisation de cette mesure pour satisfaire d'autres besoins que les leurs : fonctionnement de la Justice, pression statistique, culture du résultat, etc.

 

Leurs analyses, réserves et propositions, dont le SNOP s'est fait le porteur depuis des années, n'ont jamais été entendues ni prises en compte dans les réformes et les politiques pénales qui se sont succédées.

 

"Repenser la garde à vue" demanderait une réflexion bien plus lucide que la simple mise en cause de la "routine" des enquêteurs et un regard plus objectif sur l'origine des pressions qu'ils subissent comme sur les motivations de ceux qui réclament de nouvelles réformes.

 

A défaut il est à craindre, une fois encore, que le régime de la garde à vue soit modifié sans cohérence ni moyens suffisants, ajoutant des difficultés au travail de recherche de la vérité mené par les enquêteurs sans résoudre aucun de problèmes existants.

 

David BARBAS

Michel-Antoine THIERS

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Mercredi 25 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Courrier international

24.11.2009

Erdal Safak 

 

La Turquie, elle-même épinglée par la Cour européenne des droits de l'homme, a suivi de près la garde à vue musclée subie par l'avocate française Caroline Wassermann. Le quotidien Sabah saisit l'occasion d'attaquer – non sans mauvaise foi – cette France berceau des droits de l'homme.

 

Christian Charrière-Bournazel, bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris, dénonce vivement les conditions de garde à vue en France

 

Depuis plusieurs jours, Christian Charrière-Bournazel, le bâtonnier de Paris, appelle ses confrères à réagir : "Du point de vue du droit européen, toutes les gardes à vue qui ont lieu aujourd'hui en France sont illégales." Pour comprendre le sens de cet appel, comparons les processus de garde à vue en France et en Turquie. Selon l'article 5271 du Code pénal, la garde à vue se déroule comme suit en Turquie : tous les moyens sont prioritairement mobilisés afin d'informer les proches de la personne arrêtée. Immédiatement après, un contrôle de santé est effectué et un rapport rédigé. Une fouille corporelle est pratiquée afin d'éliminer les objets dangereux tels que ceinture, cravate, lacets et objets coupants. Le suspect ou le prévenu peut bénéficier du soutien d'un avocat à chaque étape de la procédure judiciaire. Le droit à l'assistance juridique n'est soumis à aucune limite, dans aucune circonstance. Le droit de se taire est également reconnu. La durée de la garde à vue est fixée à vingt-quatre heures.

 

Venons-en à la France : lorsqu'un suspect ou un prévenu est placé en garde à vue, il ne bénéficie pas immédiatement du droit à une assistance juridique. Ce n'est qu'après les premières procédures et la mise en garde à vue effective que son avocat est prévenu. Celui-ci ne peut le rencontrer que pendant une demi-heure, et uniquement afin de déterminer s'il n'a pas été victime d'un mauvais traitement. Aucune information concernant le dossier du suspect ou du prévenu n'est transmise à l'avocat. Pire : la personne placée en garde à vue n'a aucune garantie d'être bien traitée. Voici un exemple illustrant cette situation. Le 16 novembre, l'avocate Caroline Wassermann a été placée en garde à vue à Meaux. Elle défendait un trafiquant de drogue, et la police la soupçonnait de complicité avec son client. Soit... Toujours est-il que la police française a placé cette avocate dans une toute petite cellule et lui a refusé de l'eau. Des policiers l'ont photographiée, ont pris ses empreintes et lui ont demandé de se déshabiller complètement au prétexte d'une fouille corporelle. Ce n'est pas tout, ils l'ont également soumise à un toucher rectal.

 

[En novembre 2008, la Cour européenne des droits de l'homme avait condamné la Turquie pour ne pas avoir offert d'assistance juridique à un individu placé en garde à vue]. C'est en s'appuyant sur cet arrêt que le barreau de Paris s'est soulevé et a déclaré que toutes les gardes à vue en France étaient désormais illégales. Nous avons ainsi d'un côté une Turquie qui, depuis presque dix ans, adopte réformes sur réformes pour tenter de mettre son système judiciaire et ses lois en conformité tant avec la Convention européenne des droits de l'homme qu'avec les critères de l'Union européenne (UE). Et ce parce qu'elle est candidate à l'intégration eu sein de l'UE. De l'autre côté, nous avons une France qui se prévaut d'être le "berceau des droits de l'homme", qui a participé à la création de l'Union européenne et définit les critères pour la rejoindre mais qui, en même temps, ne voit rien à redire aux pratiques inhumaines dont ses commissariats sont le théâtre lors des gardes à vue ! Cette même France qui, cerise sur le gâteau, considère que la Turquie n'est pas apte à entrer dans l'Union européenne !

 

Chaque année, la Commission européenne publie son rapport sur l'avancement des pays candidats à l'adhésion à l'UE, afin de préciser leur niveau de conformité avec les critères de Copenhague et, surtout, détailler soigneusement leurs manquements en ce domaine. Cependant, aucun type d'évaluation n'a été imaginé pour les pays membres eux-mêmes. Notre gouvernement devrait désigner un responsable au sein du secrétariat général à l'Union européenne [secrétariat d'Etat en charge des négociations d'adhésion] dont l'unité serait chargée de suivre les pays membres de l'UE. Il rédigerait chaque année un "rapport d'avancement" sur ces Etats. Histoire de montrer "l'envers du décor" à ces pays qui ne cessent de se poser en donneurs de leçons vis-à-vis de la Turquie. Mais aussi pour que l'Union européenne puisse réellement devenir un jour une "terre de droits de l'homme"...

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Mercredi 25 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Localtis Infos

20 novembre 2009

 

La Commission européenne a annoncé le 20 novembre qu'elle assignait la France devant la Cour de justice des Communautés européennes pour non-conformité avec la législation de l'Union relative au traitement des eaux résiduaires urbaines. Elle a dressé une liste d'une soixantaine de grandes villes et agglomérations qui n'assurent pas un traitement des eaux conforme aux normes européennes. Des villes comme Bordeaux, Lyon, Arles et Avignon y figurent.

 

"Les eaux urbaines résiduaires non traitées peuvent présenter un danger pour la santé des citoyens européens et pour l'environnement. Nous devons garantir le même niveau de traitement des eaux urbaines résiduaires dans toute l'Union européenne", a rappelé Stavros Dimas, commissaire européen chargé de l'environnement. "Il est inacceptable que les Etats membres ne se conforment pas à la législation. Je leur demande instamment de prendre des mesures pour remédier à cette situation." La Commission fait valoir que les eaux résiduaires non traitées "peuvent être contaminées par des bactéries et des virus dangereux" et qu'elles contiennent également des nutriments tels que l'azote et le phosphore susceptibles de de nuire aux réserves d'eau douce et au milieu marin en favorisant la prolifération d'algues qui étouffent les autres formes de vie.

 

Elle souligne qu'elle est préoccupée "depuis plusieurs années" par les lacunes de la France en matière de "collecte et de traitement corrects des eaux résiduaires". En vertu de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires (directive 91/271/CEE), la France devait mettre en place avant le 31 décembre 2000 des systèmes de collecte et de traitement des eaux résiduaires dans les implantations urbaines de plus de 15.000 habitants situés dans des zones non sensibles. Après avoir communiqué à Bruxelles des informations montrant que de nombreuses agglomérations n'étaient pas en conformité avec la directive et que d'autres ne disposaient pas d'infrastructure adéquate, elle a reçu une première lettre d'avertissement en juillet 2004. Un second et dernier avertissement lui a été adressé le 10 décembre 2008. Le "plan de bataille" mis en place par les autorités françaises pour accélérer la mise aux normes des stations d'épuration non conformes n'a donc pas suffi à apaiser la Commission.

 

Outre l'assignation en justice, cette dernière a envoyé le 20 novembre un "premier avertissement écrit" à la France et à quatre autres Etats (Belgique, Luxembourg, Portugal et Allemagne) pour traitement insuffisant des eaux résiduaires dans les petites villes. Toujours selon la directive 91/271/CEE, les Etats membres devaient veiller à ce que les villes de 2.000 à 15.000 habitants soient équipées de systèmes de collecte et de traitement appropriés au plus tard le 31 décembre 2005.

 

Anne Lenormand

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Vendredi 20 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Libétoulouse

19/11/2009

 

AZF: les familles «écœurées» par la relaxe

 

PROCÈS AZF - Les sinistrés et familles de victimes de l’explosion de l’usine AZF de Toulouse sont sortis assommés de la salle d’audience après la relaxe générale prononcée ce jeudi par le tribunal correctionnel, alors que Total saluait la décision.

 

«C’est honteux», lançait une sinistrée, alors que les policiers venaient de faire taire les applaudissements venus des rangs d’anciens salariés d’AZF, qui ont pris fait et cause pour les prévenus, l’ex-directeur de l’usine Serge Biechlin, et Grande Paroisse, la filiale chimie de Total. (Lire la suite)

 

«Le tribunal a laissé la porte ouverte à la délinquance industrielle», a dénoncé froidement Gérard Ratier, président de l’Association des familles endeuillées, dont le fils a été tué par la déflagration. «La commission d’enquête interne, en agissant avant l’enquête judiciaire, a fait disparaître les pièces à conviction, lesquelles ont manqué à ce tribunal pour se positionner.»

 

Le principal prévenu, Serge Biechlin, s’est éclipsé rapidement après le jugement, sans faire de commentaires. Son avocat, Daniel Soulez Larivière, a souligné qu’«en droit, il faut qu’il y ait un lien entre une faute alléguée et le sinistre. Le tribunal a allégué plein de fautes, et ce n’est pas pour autant une infraction car il faut démontrer que cette faute à une relation certaine avec ce qui s’est passé». «Je dis la vérité depuis des années, a-t-il insisté, et la vérité, c’est qu’on ne sait pas ce qui s’est passé» le 21 septembre 2001.

 

Sur la même ligne, Jacques Mignard, président de l’association AZF Mémoire et Solidarité, s’est dit «satisfait qu’on n’ait pas tout bloqué avec des condamnations. Cela ne met pas un point final à l’histoire. On ne peut pas prendre des sanctions sur une piste comme la thèse officielle. Le problème c’est qu’on n’a toujours pas expliqué ce qui s’est passé».

 

«Je suis écœuré, on peut continuer à tuer. Quand on voit des verdicts comme ça, on a de quoi se faire du souci. C’est ça la justice, c’est ça la démocratie?», pestait Jean-Louis, un sinistré d’une cinquantaine d’années sur le parvis du tribunal. «Le jugement était extrêmement documenté et motivé. Simplement, le tribunal a accepté de considérer qu’il y avait une insuffisance de preuves concernant les produits qu’il y avait dans la benne alors même que Grande Paroisse a laissé la benne s’égarer (…)», a déclaré Stella Bisseuil, avocate de l’Association des familles endeuillées. «C’est l’industriel qui a organisé l’incertitude de la preuve et qui en est aujourd’hui récompensé.»

 

Le député-maire de Toulouse, Pierre Cohen, trouve aussi «profondément regrettable d’en arriver là au bout de huit ans».

 

Côté politiques, Aurélie Filippetti, secrétaire national PS à l’énergie juge «insupportable que Total ne soit pas jugé malgré la demande des parties civiles» et demande «combien il faudra encore de morts et de drames pour que Total assume enfin son manque de politique de sécurité sur ses sites».

 

«Les leçons de la tragédie d’AZF en matière d’urbanisme, de droit de l’environnement et de prévention des risques n’ont pas été tirées. Doit-on attendre d’autres AZF pour agir?», demande de même Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.

 

(Source AFP)

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