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EDUCATION/RECHERCHE

Lundi 9 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Source / auteur : Sauvons la recherche

6 novembre 2009

 

Madame la députée, Monsieur le député

 

Comme les deux années précédentes, le gouvernement annonce une croissance de 1,8 milliard des moyens qu’il met à la disposition de l’enseignement supérieur et de la recherche. Comme les années précédentes, il n’en est rien. Chaque année, pour atteindre ce 1,8 Mds€, le ministère additionne les vrais crédits budgétaires de la MIRES, le Crédit d’impôt recherche (+ 530 M€ en 2010) dont deux rapports viennent de mettre fortement en doute l’utilité, les Partenariats public-privé (440 M€) qui ne sont que des emprunts sur une trentaine d’années et non des ressources, enfin les intérêts des 5 Mds€ du Plan campus (164 M€) qui risquent de ne pas être utilisés en 2010.

 

Des augmentations très souvent factices

Il reste que cette falsification de la réalité vise à donner à nos concitoyens l’impression d’un effort prioritaire pour la recherche et l’enseignement supérieur, alors qu’il n’en est rien. En effet, pour prendre l’exemple de la recherche, les données de l’OCDE, comme celles du "jaune" du budget, montre que l’effort français est au plus bas : 2,02 % en 2008, au lieu des 3 % promis depuis 2002. Pire cet effort n’a cessé de décroître depuis cette date, non seulement par rapport au PIB (2,24 % en 2002) mais aussi en volume absolu plusieurs années de suite. Quant aux dépenses par étudiant, elles sont artificiellement gonflées par le ministère, notamment par la prise en compte des PPP, même si la baisse du nombre d’étudiants entraîne une augmentation mécanique de celles-ci.

 

Les crédits de la MIRES

S’agissant des crédits de paiement de la MIRES, ils augmentent de 710 M€, soit 2,95 %. Toutefois cette croissance inclut 130 millions affectés aux retraites, qui ne sont pas des "mesures nouvelles" : la croissance budgétaire réelle est donc de 580 millions, soit 2,4 %, c’est-à-dire un peu plus que les 2 % de croissance du PIB en euros courants prévue par le gouvernement. Mais ce n’est pas avec cela qu’on rattrapera le retard accumulé depuis 2002.

 

L’emploi

Le point central est qu’il n’y a pas de créations d’emplois, même si, après le mouvement du début de l’année, les suppressions prévues ont été annulées. De plus, 60 000 emplois seront transférés aux universités avec le passage aux compétences élargies, avec les problèmes de carrière que cela posera. Le plan licence et l’équivalence TP-TD nécessitent plus de 20 000 emplois en heures supplémentaires dans l’enseignement supérieur. S’agissant des organismes, le nombre de personnels du CNRS, par exemple, est le même qu’il y a 20 ans. Bref, on ne crée pas d’emplois, mais partout se développe la précarité, facteur majeur de la désaffection pour les carrières de l’enseignement supérieur et de la recherche : les services du ministère prévoient une chute de 30 % des doctorants d’ici dix ans.

 

Les carrières

Hors retraites et "point de la fonction publique", 55 millions seulement correspondent au "chantier carrières" pour une masse salariale autour de 9 milliards. De plus, la part majoritaire va à des primes individualisées dont nous dénonçons avec force le principe, car il est destructeur de l’esprit de solidarité nécessaire aux équipes et au travail de recherche. Ce budget serait mieux employé pour recruter des jeunes docteurs. Quant à la nécessaire revalorisation des carrières, elle doit concerner toute la grille indiciaire, afin de corriger les effets très pervers de l’année 2009 et le pataquès qui s’en est suivi, où plusieurs recrutés se retrouvent avec un salaire supérieur aux embauchés de l’année précédente.

 

La Vie étudiante

Les places dans les restaurants universitaires sont dramatiquement insuffisantes, et les repas servis devraient s’appuyer sur l’agriculture biologique afin de préserver la santé des étudiants. Le logement étudiant devrait être plus soutenu, la cherté de l’immobilier dans les grandes villes universitaires leur posant un problème insoluble. Il est navrant que la cité universitaire d’Antony ait été sacrifiée sur l’autel du marché immobilier.

 

Les moyens des universités

L’accroissement dépassera 4 %, mais il résultera en partie de transferts : allocations et primes passent de la ligne "salaires" à la ligne "moyens", et le programme "Vie étudiante" passe au programme "Recherche et formations universitaires". L’augmentation est de 164 millions d’euros en 2010 : le plan licence pour 66,5 M, et une enveloppe concernant le modèle Sympa et les contrats (passage à l’autonomie) pour 72,5M. Cette dernière somme ne compensera pas les augmentations de charge en faveur du personnel, au dire même de la CPU : "Les universités devront faire face en 2010 à un surcoût évalué à au moins 130 millions et correspondant notamment à l’équivalence TP-TD ou à la gratification des étudiants stagiaires en labo".

 

Les organismes de recherche

"Ils voient leurs moyens progresser de 2,5 % en moyenne" (et 2,3 % hors retraites) : CNRS 2,5 %, INSERM 2,9 %, INRA 1,8 %, IRD 3,8 %, INRIA 5,5 %. Outre les très grandes infrastructures (54 M€) ces "augmentations" seront utilisées à mettre en place la politique de pilotage autoritaire du gouvernement : "mise en place des Instituts" (23 M€), "contrats d’objectifs" et "financements ciblés" (74 M€), chaires (4,4 M€) ! Ce n’est pas gras.

 

Les PPP et le plan campus

Bien sûr nous ne comptons pas les 440 millions des Partenariats Public-Privé (PPP) qui ne sont que des emprunts. De plus, sur ces 440 M€ annoncés dans le "jaune" du budget, 220 M€ sont des reports, déjà comptés en 2009 pour atteindre le fameux 1,8 Md€/an et les 220 millions de plus en 2010 seront inutilisables dans les délais d’après la CPU. Quant aux 164 M€ du plan campus qui servent à rembourser les emprunts PPP, ils risquent fort de ne pas être utilisés en 2010, puisqu’il n’y a encore presque rien à rembourser.

 

Le Crédit d’impôt (CIR)

Officiellement il n’augmente "que" de 530 millions. Mais comme l’indique le "jaune" du budget, les 3,8 Mds€ pour le CIR dans le "plan de relance" 2009 "figurent par anticipation sur les dépenses fiscales des 3 années suivantes qui seront, en contrepartie, diminuées de 1 Md€ en 2010 (…)". En fait le CIR augmente de 1530 M€. Presque trois fois la MIRES.

 

Nos demandes

Ce budget, comme les précédents, est totalement en trompe l’œil et donc inacceptable. Il doit être profondément remanié sur la base des principes suivants :

  • La mise en place d’un plan pluriannuel de l’emploi scientifique, incluant un plan d’intégration des précaires : 6 000 emplois/an.

  • L’ouverture de négociation sur la revalorisation des carrières avec une "provision" de 400 millions sur 2010.

  • La prise en charge par le budget des constructions universitaires en lieu et place des PPP, ces améliorations des bâtiments devant concerner toutes les universités.

  • L’abandon des transferts de compétences prévus par la loi LRU, cadeau empoisonné imposé aux universités.

  • La budgétisation du dixième mois de bourse pour les étudiants et un réel effort pour le nombre et le montant des bourses, ainsi que sur le logement étudiant.

  • Le doublement en quatre ans des crédits de base, distribués par les organismes et les universités, aux laboratoires.

  • Le transfert de 200 M€ de l’ANR à cette fin et pour contribuer à l’intégration de ses CDD.

  • L’évaluation du CIR et son plafonnement de façon à ce qu’il bénéficie avant tout aux PME innovantes.

 

Au moment où le gouvernement prend prétexte de l’enseignement supérieur et de la recherche, secteurs qu’il a dramatiquement sous-financés ces dernières années, pour lancer un grand emprunt national, les organisations soussignés dénoncent cet emprunt comme une pitrerie publicitaire et comme un gabegie financière, et demandent que l’année 2010 comporte un budget de la recherche et de l’enseignement supérieur digne d’un pays industrialisé.

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Lundi 9 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Universités d’Heidelberg, Potsdam et Munster occupées

 

Source / auteur : Unsere Uni

mis en ligne vendredi 6 novembre 2009 par jesusparis

 

 

 

La protestation est étendue à toute l’Autriche depuis deux semaines - Les universités d’Heidelberg, Munster et Potsdam (en Allemagne, NdT) prennent le relais et sont occupées - La politique autrichienne de plus en plus sous pression !

 

Depuis 14 jours, les occupations d’universités dominent les gros titres autrichiens. Maintenant les protestations s’étendent à toute l’Europe : en lien direct avec le mouvement autrichien, les étudiants d’Heidelberg, Munster et Potsdam occupent leurs universités.

 

L’Allemagne suit

"Après l’Autriche, l’Allemagne ne peut que suivre", expliquent les occupants de l’université de Potsdam sur la page d’accueil de leur site. Aussi l’assemblée générale de l’université de Vienne plaide pour des protestations dans les pays voisins : les problèmes de Vienne "sont des problèmes globaux, dont les solutions ne pourront qu’être partagées, si les protestations s’étendent à toute l’Europe."

 

Journée d’actions dans 30 pays

Pour la journée d’actions d’aujourd’hui (5 novembre, NdT) sont prévues diverses actions sur le thème de la formation dans près de 30 pays sous le mot d’ordre "l’éducation n’est pas à vendre". Dans toutes les universités d’Autriche les responsables des jardins d’enfants, professeurs, écoliers, syndicats et beaucoup d’autres groupes se solidarisent avec les étudiants sous le slogan : "Formation libre pour tous-tes - du jardin d’enfants à l’université." Le temps fort de la journée d’actions à Vienne représente la marche des étoiles vers la bibliothèque principale, où la fin de la manifestation a lieu en commun.

 

Le gouvernement ne veut réagir qu’en 2020

Le but des protestations coordonnées est de recevoir enfin une réaction sérieuse du gouvernement autrichien. Après que le ministre compétent Johannes Hahn ait essayé sans succès d’interrompre la mobilisation, le conseil des ministres de lundi dernier n’apportait aucun résultat concret. L’augmentation du budget de l’enseignement supérieur de 1,2 % à 2 % du PIB, depuis longtemps nécessaire et décidée depuis quelques années, ne sera réalisée qu’en 2020.

 

Les politiques réfusent le dialogue

Les invitations répétées au dialogue avec l’assemblée générale du mouvement de protestation n’ont été suivies jusqu’ici ni par le chancelier ou le vice-chancelier, ni par la ministre de la science Hahn.

 

Les politiques semblent très éloignés de reconnaître la valeur sociale de l’université et d’en refaire des endroits de formation libre, d’enseignement et de recherche indépendant.

 

Groupe de travail presse internationale / Université de Vienne occupée

 

Traduit de l’allemand par Gachet, HNS-info

 

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Jeudi 5 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Source / auteur : HNS-info
4 novembre 2009

 

Comme en Autriche [1] ou en Hongrie [2], un grand mouvement de protestation gagne le monde de l’éducation en Italie.

 

La ministre Gelmini du gouvernement Berlusconi, après avoir dû rebrousser chemin l’an dernier face à l’Onda - la vague, comme s’était auto-défini le mouvement étudiant contre le projet de réforme de l’université - remet le couvert. Mais la réponse étudiante ne s’est pas fait attendre. Hier, mercredi 3 novembre, à Rome, des étudiants et des précaires ont réussi à occuper momentanément le ministère de l’Instruction Publique d’où ils ont pu tenir une conférence de presse pour dénoncer ce nouveau projet de réforme. A Venise, au même moment, des étudiants et des précaires interrompaient la cérémonie de la prise de fonction du nouveau recteur de l’université de Ca’ Foscari. Aujourd’hui, une critical mass contre la réforme Gelmini est organisée à Padoue alors que jeudi 5 novembre la vague palermitaine saura accueillir la ministre en visite dans la capitale sicilienne.

 

La réforme berlusconienne, si elle passait, signerait la mort définitive de l’université publique. En voici les principaux points :

Restructuration de la gouvernance : un conseil d’administration à la place du Sénat Académique, pour gérer chaque université où 40% des membres seraient issus d’entreprises, de banques et d’élus politiques. Un Directeur Général remplacerait l’actuel directeur administratif pour devenir un véritable manager de l’entreprise université.

Compétition entre les universités : une agence nationale évaluerait les différentes facultés, instituts et laboratoires de recherche et assignerait les fonds publics en fonction de leur classement.

Méritocratie : institution d’un « Fonds pour le mérite », géré par le ministère de l’économie et des finances, à destination des étudiants passant un test payant élaboré par une société de gestion des fons publics de « garantie et solidarité ».

Endettement individuel : seule réponse à la précarité des étudiants, la création d’un «prêt d’honneur».

Recrutement des chercheurs : la figure du « chercheur à vie » remplacée par celle du « chercheur à contrat ».

 

Force est de constater que cette réforme puise sa source dans le néo-libéral processus de Bologne comme le démontrent nombre de similitudes entre les projets de réforme universitaire mis en oeuvre aujourd’hui dans la (quasi) totalité des pays européens.

 

Mi-mars 2010, le sommet des chefs d’Etat discutera d’un "Lisbonne 2" et de l’avenir des secteurs enseignement supérieur et recherche en Europe mais d’ici là un grand mouvement européen pour une université réellement publique pourrait remettre en cause la mise en place de ce grand marché de la connaissance.

Ludo, HNS-info

 

Sources (en italien) :
Global Project
Uniriot
Padova in movimento

Notes
[1] La vague de protestation dans les universités autrichiennes de plus en plus importante - Journée d’actions le 5 novembre
[2] Hongrie : mouvement dans l’éducation - Manif le 7 novembre à Budapest

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Lundi 2 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Source / auteur : http://de.indymedia.org/2009/10/264...

 

La révolte étudiante en Autriche contre le processus de Bologne est entrée dans son dixième jour

 

La révolte étudiante en Autriche qui a commencé la semaine dernière avec l’occupation de l’Ecole d’art de Vienne et qui s’est diffusée dans tout le pays est entrée le 29 octobre dans son dixième jour.

 

Aujourd’hui [1] quatre mille personnes sont descendues dans la rue à Graz, au sud-est de l’Autriche, pour protester contre la dégradation continue de leurs conditions de vie et d’études. Tôt dans l’après-midi, le hall de la faculté des sciences sociales de l’université d’Innsbrück, Etat du Tyrol, a été occupé par des étudiants. Cela signifie que, en ce moment, les salles de lecture et les espaces des principales universités autrichiennes sont occupés par les activistes étudiants. Seule la petite université de Leoben, en Styrie, qui est spécialisée dans les mines, n’est pas atteinte actuellement par la vague de protestation. Le point central de l’agitation des étudiants sont les dégradations liées au processus de Bologne, un programme de la commission européenne dont le but est de libéraliser le système d’enseignement supérieur dans toute l’Europe.

 

Dans un mouvement complètement absurde, le gouvernement autrichien a essayé de calmer les protestations mardi en nommant le ministre de la science Johannes Hahn candidat autrichien pour la nouvelle commission européenne, probablement pour un portefeuille lié à la science.

 

Mais mercredi 28 octobre, plus de dix mille étudiants manifestaient à Vienne et d’autres villes d’Autriche pour de meilleures conditions dans leurs universités.

 

Les militants de l’université de Vienne ont écrit une lettre ouverte au gouvernement, appelant au libre accès à l’enseignement supérieur et à l’augmentation de son financement. Leurs protestations sont une réaction aux plans du ministre des sciences qui veut réintroduire des frais de scolarité et restreindre l’accès aux universités.

 

A côté des cinquante mille manifestants [2] qui ont défilé dans la capitale autrichienne, environ cinq cents étudiants ont marché à travers Salzburg. Les universités de Klagenfurt et Linz sont aussi devenues des lieux de protestation.

 

Les étudiants occupant la plus grande salle de lecture de l’université de Vienne depuis huit jours ont dit mercredi qu’ils attendaient une rencontre avec le ministre de la science Johannes Hahn.

 

"Notre calendrier est flexible, puisque nous ne nous en irons pas", dit la lettre.

 

En ce moment, Hahn continue à refuser une rencontre avec les occupants de l’université de Vienne. Aujourd’hui le ministre était seulement prêt à rencontrer Sigrid Maurer, présidente de l’Union des étudiants [3], proche de l’Etat, pour une discussion finalement restée sans résultat.

 

Traduit de l’anglais par Gachet, HNS-info

 

Notes

[1] 29 octobre, ndt

 

[2] selon les organisateurs, dix mille selon la police

 

[3] Österreichischer Hochschulverband

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Vendredi 30 octobre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Source / auteur : ASPAS

29 octobre 2009

 

Lettre ouverte adressée au Ministre de l’Education Nationale, cosignée par une cinquantaine d’associations

 

STOP aux interventions des chasseurs en milieu scolaire !

Une cinquantaine d’associations s’insurgent contre le prosélytisme des chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre cosignée adressée à Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale.

 

Usant du prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.

 

Récemment, deux articles de presse relatant ces rencontres sont parus. Dans le premier, concernant une école maternelle, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! » et publié le mardi 13 octobre 2009 dans le quotidien Le Parisien, un président de fédération de chasse explique : « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse. Chasser, ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la gestion de la nature et à la régulation du monde animal ».

 

Selon l’intervenante « Les enfants ont une image négative de la chasse. Je leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux ». Elle aurait également indiqué comment « repérer les différentes techniques de piégeage » et conclu en dévoilant que « expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée. ».

 

Le second article, nommé « Faire l’école buissonnière dans une palombière », paru le lendemain, soit le mercredi 14 octobre, dans le journal La Dépêche, est tout aussi révélateur. Il débute en expliquant que « les élèves de l’école de Roquetaillade sont partis à la découverte de la palombière». Selon le journaliste « les élèves ont écouté avec beaucoup d’attention comment se pratiquait la chasse à la palombe ». Des explications sur « les différentes méthodes de chasse » ont été données, et la classe aurait « eu droit aussi à la simulation de la capture [d’oiseaux] au filet ».

 

Ainsi, le rôle de ces rencontres est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.

 

Les associations cosignataires de la lettre condamnent fermement ce prosélytisme et requièrent, auprès du Ministre de l’Education Nationale, de faire abroger la labellisation et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.

 

La lettre est téléchargeable ici : http://www.antichasse.com/lettre_luc_chatel.pdf

 

Les associations cosignataires : ADEO Animalis, ANDPNC, A Pas de Loup, APIE, ASPAS, Association IDAE, Association MELES, Association UPLA, Association Végétarienne France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, BORTA, CAPEN 71, Centre ATHENAS, C.H.E.N.E, Coloca Terre, CPN Brabant, CORA Rhône, CPEPESC Nationale, CPEPESC Franche-Comté, CROC BLANC, CVN, Dignité Animale, Dole Environnement, Droits Des Animaux, Franche-Comté Nature Environnement, FRAPNA Archèche, GPOV, L214, La Forêt de Léa, Le Clan, LFDA, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, Loiret Nature Environnement, LPA de Calais, LPO Drôme, Meuse Nature Environnement, Mille Traces, Nature Centre, One Voice, Perche Nature, Pôle Grands Prédateurs, Rassemblement Anti Chasse, SEPANSO Béarn, Serre Vivante, SFEPM, SNDA, SOS Rivières Environnement, Veg Asso.

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