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NUCLEAIRE

Jeudi 5 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal

Source / auteur : Greenpeace
4 novembre 2009

 

Le nucléaire est une filière en faillite. C’est la conclusion implacable d’un mois d’incidents, de révélations et de rapports officiels. Jamais en l’espace de quelques semaines, tant d’éléments ont prouvé que le nucléaire était une industrie dangereuse, inutile, sans avenir et coûteuse. Ce que Greenpeace répète depuis quarante ans est repris mot pour mot par des institutions officielles.

 

Que s’est-il passé en un mois ?

Le 6 octobre, Greenpeace publie un rapport commandité à un laboratoire indépendant qui prouve que le Centre de stockage de déchets nucléaires de la Manche est géré de façon catastrophique. Une semaine plus tard, la diffusion sur Arte d’un documentaire sur cette question des déchets nucléaires lance un vaste débat public et permet de révéler ce que Greenpeace a toujours dit. L’industrie nucléaire française exporte, notamment en Russie, des dizaines de milliers de tonnes de déchets nucléaires sans se soucier de ce qu’ils y deviennent.

 

Le lendemain, 14 octobre, l’Autorité de Sûreté Nucléaire française demande l’arrêt d’opérations de démantèlement d’une usine de fabrication de Mox (un combustible nucléaire). Areva et le Commissariat à l’Energie Atomique ont perdu plusieurs dizaines de kilos de plutonium sur le site en question, à Cadarache ! L’ASN parle d’ « un risque grave et imminent ». Greenpeace dénonce alors l’une des situations les plus graves et les plus critiques que l’on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps.

 

Hier, lundi 2 novembre, on apprend qu’un tiers des réacteurs nucléaires est à l’arrêt pour des opérations de maintenance et qu’au moins cinq le sont pour des incidents sérieux. Sachant que l’électricité est fournie à 80% en France par le nucléaire, cela signifie que cet hiver notre pays devra importer de l’électricité et faire face à des coupures de courant selon RTE (le distributeur de l’électricité en France).

 

Pire encore, toujours hier, c’est le nouveau réacteur EPR qui se retrouve sur la sellette. L’Autorité de Sûreté Nucléaire et ses consœurs britannique et finlandaise émettent des réserves sur les systèmes de sûreté du réacteur. Les trois autorités de sûreté ne demandent rien moins que « d’améliorer la conception initiale de l’EPR » ! Areva doit revoir sa copie depuis le début. Ce que nous avions souligné dès 2007 dans un rapport indépendant devient vérité officielle.

 

Pour mémoire, deux EPR sont actuellement en construction dans le Cotentin et en Finlande (chantiers qui cumulent malfaçons, retards et surcoûts pharaoniques). Un troisième est en projet à Penly, près de Dieppe.

 

Quelle conclusion tirer de cette série d’événements ?

A la lumière de cette série d’événements, une seule conclusion s’impose. A toutes ses étapes, la filière nucléaire a fait la preuve de sa faillite et de sa dangerosité :

 

1/ la conception des futurs réacteurs est à revoir
2/ notre réseau actuel de réacteurs n’est pas capable de nous fournir de l’électricité en quantité suffisante
3/ la gestion des déchets nucléaires relève d’une inconscience criminelle.

Comment dans ces conditions est-il encore possible de défendre la filière nucléaire ?

 

En conséquence, Greenpeace exige :

l’arrêt immédiat des deux chantiers EPR et l’annulation du projet EPR de Penly
un droit d’inventaire sur les matières nucléaires : quantité, localisation et flux
la mise en place d’un débat démocratique qui n’a jamais eu lieu sur le nucléaire
un moratoire immédiat sur toutes les exportations de matières nucléaires vers la Russie, au moins le temps que les enquêtes commanditées par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement, aboutissent.

Face à tel fiasco du nucléaire, nous devons tous nous mobiliser ! Le nucléaire ne répond ni à la question de l’indépendance énergétique, ni à celle de la crise climatique !

 

Ecrivez à J-L Borloo pour lui demander un moratoire immédiat Moratoire immédiat sur les exportations de matières nucléaires. Vous êtes déjà 4485 à l’avoir fait !

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Jeudi 5 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Source / auteur : Réseau sortir du nucléaire
4 novembre 2009

 

"Sortir du nucléaire" demande au gouvernement d’annuler le rachat de Constellation (USA) et de British Energy (Grande-Bretagne) par EDF

A quelques jours d’intervalle, les deux principaux réacteurs nucléaires disponibles actuellement sur le marché international viennent d’être gravement remis en cause par les autorités de sûreté : le réacteur français EPR a été pointé le 2 novembre 2009 par les autorités de sûreté britannique, finlandaise et française, pour une grave faille du système de contrôle-commande. [1]

 

Le réacteur américain AP 1000 a été tout aussi gravement mis en cause le 15 octobre par l’autorité de sûreté des USA (la NRC), pour sa vulnérabilité face aux séismes, tempêtes ou crash d’avion de ligne. [2]

 

De fait, en quelques jours, la quasi-totalité des projets de construction de nouveaux réacteurs nucléaires sont devenus totalement virtuels. [3]

 

Or, ces dernier mois, EDF a dépensé des sommes gigantesques [4] pour racheter British Energy en Grande-Bretagne et la moitié des activités nucléaires de Constellation aux USA. Mais il apparaît que ces acquisitions ne sont pas définitivement finalisées, en particulier concernant Constellation.

 

Il est donc encore temps d’annuler ces acquisitions ruineuses et parfaitement inutiles : même du point de vue pronucléaire, il est absurde de racheter des entreprises pour construire des réacteurs… qui ne verront vraisemblablement jamais le jour. L’Etat français, actionnaire principal d’EDF, peut et doit intervenir.

 

Alors que la pénurie d’électricité menace la France, piégée par l’option nucléaire, l’annulation de ces acquisitions et du programme EPR serait l’occasion d’investir enfin, et de façon massive, dans les plans d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables.

 

Notes

[1] ASN

[2] NEW YORK TIMES

[3] Plusieurs projets de nouveaux réacteurs ont déjà été annulés pour des raisons financières, les autres sont donc compromis par la remise en cause de la sûreté de l’EPR et de l’AP 1000.

[4] Environ 14 milliards pour British Energy et 5 milliards pour Constellation

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Mardi 3 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Romandie News

3/11/2009

 


PARIS - Les trois députés Verts à l'Assemblée nationale, Noël Mamère, Yves Cochet et François de Rugy, vont déposer une demande de commission d'enquête parlementaire sur le nucléaire, a indiqué mardi Noël Mamère, qui demande aussi l'arrêt du programme EPR de Flamanville.

 

"La commission d'enquête sur l'EPR sera déposée dans la semaine qui vient par les Verts", a-t-il indiqué à l'AFP. Les Verts ajouteront cette question de l'EPR à celle de Cadarache et du transport des déchets nucléaires en Sibérie, pour laquelle ils demandaient déjà une commission, a-t-il précisé.

 

M. Mamère s'est félicité des conclusions des autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise, qui ont émis lundi des réserves sur les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR et demandé aux exploitants et fabricant "d'améliorer la conception initiale".

 

Cela "ne fait que conforter ce que disent les écologistes depuis très longtemps", a commenté le député-maire de Bègles. "Il faut qu'on arrête Flamanville. Ce programme EPR a du plomb dans l'aile".

 

"Quatre milliards d'euros dans un réacteur expérimental, c'est de l'argent gaspillé qui aurait pu être investi dans un grand programme d'isolation thermique", a-t-il ajouté.

 

"On a pourtant un président qui se transforme en VRP du nucléaire et vend des centrales y compris à des dictateurs", a lancé M. Mamère.

 

(©AFP / 03 novembre 2009 13h35)

 

 

Cap21 demande un moratoire sur la construction de nouveaux réacteurs EPR

 

PARIS - Le parti écologiste Cap21, présidé par Corinne Lepage, a demandé mardi "un moratoire sur la construction des nouveaux réacteurs EPR", rappelant que les autorités de sûreté nucléaire de trois pays ont mis en doute la sécurité de ces réacteurs de troisième génération.

 

Les autorités de sûreté nucléaire française (ASN), britannique (HSE/ND) et finlandaise (STUK) "mettent en cause particulièrement le programme informatique dont la complexité ne confère pas la fiabilité requise pour gérer les incidents", souligne Cap21 dans un communiqué.

 

"Cette démarche de trois autorités européennes est inédite et montre une nouvelle fois que l'aventure de l'EPR dans laquelle la France s'est engagée massivement va nous coûter cher", relève Cap21, notant que les problèmes soulevés par la construction d'un réacteur EPR en Finlande ne cessent "de plomber les comptes" du groupe Areva.

 

Pour Mme Lepage, eurodéputée MoDem et ex-ministre de l'Environnement, "la démonstration que l'EPR est une aberration sur le plan économique et industriel se confirme".

 

"Les milliards en jeu feraient mieux d'être consacrés à un plan ambitieux en matière d'efficacité énergétique et de déploiement des énergies renouvelables", ajoute-t-elle.

 

Le mouvement "Sortir du Nucléaire" demande pour sa part "l'annulation générale du programme EPR", notant que le chantier EPR de Finlande, lancé par Areva en 2005, est un "véritable désastre industriel et financier".

 

Il relève aussi, dans un communiqué, que l'autorité de sûreté nucléaire américaine avait, en octobre, "gravement mis en cause" la sûreté du réacteur AP 1000, concurrent de l'EPR, "pour sa vulnérabilité face aux séismes, tempêtes ou crash d'avion de ligne".

 

Compte tenu des "déboires des réacteurs EPR et AP 1000", le mouvement réclame l'annulation du rachat par EDF de British Energy en Grande-Bretagne et de la moitié des activités nucléaires de Constellation aux Etats-Unis. "Il est encore temps d'annuler ces acquisitions ruineuses et parfaitement inutiles", insiste l'association.

 

EPR: les socialistes veulent une commission d'enquête et un "débat national"

 

PARIS - La secrétaire nationale du PS à l'énergie, Aurélie Filippetti, a demandé mardi une commission d'enquête parlementaire sur la sûreté nucléaire et un "débat national" sur ce sujet, réagissant aux réserves émises par des autorités de sûreté nucléaires au sujet du réacteur EPR.

 

"Une nouvelle fois des graves inquiétudes se font jour quant à la sûreté et à la transparence en matière nucléaire", a affirmé la députée de Moselle dans un communiqué.

 

"Ces informations plaident pour la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la sûreté nucléaire, le traitement des déchets nucléaires, la décontraction des sites et le lancement d'un débat national sur le nucléaire", écrit-elle.

 

"La fabrication d'électricité nucléaire est une question trop sérieuse pour laisser perdurer l'opacité et la culture du secret qui entoure encore et toujours le nucléaire français", ajoute la députée pour qui "la transparence doit être la règle et la bonne information du public, la priorité".

 

"Areva doit aujourd'hui s'expliquer et donner des garanties fiables sur la sécurité de l'ensemble des sites EPR", estime la députée socialiste.

 

Les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise ont émis lundi des réserves sur les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR, demandant aux exploitants et fabricant "d'améliorer la conception initiale de l'EPR".

 

(©AFP / 03 novembre 2009 12h50)

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Mardi 3 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Libération

3/11/2009

 


Les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise ont émis lundi des réserves sur les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR. Elles demandent aux exploitants et fabricant «d'améliorer la conception initiale de l'EPR», selon une déclaration commune. Une déclaration qui intervient alors que deux de ces réacteurs de troisième génération sont en cours de construction en France et en Finlande.

 

Le niveau de sûreté des systèmes de contrôle-commande, cerveau de l'EPR, avait déjà été mis en cause en avril par l'Inspection britannique des installations nucléaires (NII), pays où les groupes français Areva et EDF se proposent de construire quatre réacteurs.

 

La critique porte sur la trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants, l'un faisant fonctionner le réacteur et l'autre assurant sa sécurité. «L'indépendance de ces systèmes est importante. En effet, si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d'un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément», soulignent lundi les autorités de sûreté du nucléaire française (ASN), britannique (HSE/ND) et finlandaise (STUK).

 

En conséquence, les exploitants se voient demander «d'améliorer la conception initiale de l'EPR». «Il incombe aux exploitants et au fabricant Areva de répondre aux questions techniques soulevées par leurs autorités de sûreté», des solutions différentes pouvant être proposées par chaque exploitant «pour pallier la perte de systèmes de sûreté», selon la déclaration commune.

Dans une lettre adressée au directeur de l'ingénierie nucléaire à EDF, le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel, lui demande «d'examiner dès à présent des dispositions de conceptions différentes», car la «certitude d'aboutir in fine à une démonstration de sûreté acceptable fondée sur l'architecture actuelle n'est pas acquise». L'ASN relève que la «complexité» de cette architecture «rend difficile l'élaboration d'une démonstration de sûreté satisfaisante».

 

Pour le groupe Areva, «la sûreté du réacteur n'est pas mise en cause». Areva «soutient la démarche commune des autorités de sûreté nucléaire qui vont dans le sens d'une standardisation du contrôle-commande», a déclaré à l'AFP une porte-parole du constructeur.

 

La «renaissance du nucléaire est décapitée», s'est pour sa part réjoui le mouvement «Sortir du nucléaire», qui demande «l'annulation générale du programme EPR», et en particulier du chantier en cours à Flamanville (Manche) et du réacteur prévu à Penly (Seine-Maritime). «Sur le plan technique, les deux principaux réacteurs actuellement sur le marché, l'EPR français et l'AP 1000 américain, rencontrent de très graves difficultés, tant sur le plan de la sûreté que sur les chantiers déjà engagés», ajoute l'association anti-nucléaire dans un communiqué.

 

Destiné à devenir le premier réacteur EPR de troisième génération au monde, le réacteur d'Olkiluoto en Finlande, prévu initialement pour l'été 2009, accumule les retards et les dépassements de coût. Son entrée en service pourrait être de nouveau retardée au-delà de juin 2012, a prévenu à la mi-octobre le commanditaire TVO.

 

(Source AFP)

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Mardi 3 novembre 2009
- Par Désirs d'Avenir Orange - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
 

Romandie News

2/11/2009

 

MARSEILLE - La cour d'appel d'Aix-en-Provence, contre l'avis de la cour de Cassation, a jugé lundi irrecevables les citations directes des parties civiles qui assignaient le commissariat à l'énergie atomique pour une explosion au centre nucléaire de Cadarache qui avait fait un mort et quatre blessés en 1994.

 

La veuve du tué, deux des quatre blessés et le syndicat CFDT ont décidé de poursuivre directement le CEA, qui exploite Cadarache, pour homicide et blessures involontaires après l'ordonnance de non-lieu prononcée en juillet 2005 au terme d'une information judiciaire ouverte contre X.

 

Le 31 mars 1994, un réservoir de sodium que les victimes étaient chargées de nettoyer sur l'installation nucléaire "Rapsodie", inactive depuis 1983, avait explosé. Un ingénieur, René Allègre, avait été tué et quatre techniciens blessés.

 

L'instruction a toutefois conclu en 2005 qu'aucune poursuite ne pouvait être engagée à l'encontre de quiconque, personne physique ou morale.

 

Deux des quatre blessés, le syndicat CFDT et la veuve ont alors décidé de poursuivre directement le CEA devant le tribunal correctionnel d'Aix pour homicide et blessures involontaires.

 

Le 13 mars 2007, le tribunal d'Aix leur a donné raison sur la possibilité d'attaquer le CEA en dépit du non-lieu. Mais ce jugement a été infirmé le 23 octobre 2007 par la cour d'appel d'Aix. Les parties civiles se sont pourvues en cassation, avec succès.

 

Dans un arrêt rendu le 12 novembre 2008, la Cour de cassation a estimé que leur requête était bien recevable et renvoyé le dossier devant la cour d'appel d'Aix, qui a finalement statué lundi qu'"aucune faute de quelque nature que ce soit commise par une personne morale n'avait pu être établie".

 

L'avocat de la veuve de l'ingénieur, Me Olivier Lantelme, s'est étonné de cette "décision, envers et contre tout".

 

"Les juges de la cour d'appel font de la résistance, reste à savoir ce qui se cache derrière cette résistance", a-t-il déclaré à l'AFP, affirmant que les juges agissaient "comme si on ne voulait pas juger sur le fond".

 

Il a annoncé former un nouveau pourvoi en cassation "pour qu'enfin le débat puisse se tenir".

 

(©AFP / 02 novembre 2009 18h10)

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